AVEZ-VOUS DÉJÀ ENTENDU PARLER DU TCAC?

Qu’est-ce que le TCAC, aussi connu sous le nom de «chemobrain » ou « chemofog »?

Ce sont les TROUBLES COGNITIFS ASSOCIÉS AU CANCER. La fonction cognitive est notre aptitude mentale ou nos capacités intellectuelles. Elle comporte la pensée, le raisonnement, la perception, le jugement, l’apprentissage, l’attention et la mémoire.

Après les traitements de chimiothérapie, on peut ressentir des troubles cognitifs, entre autres des troubles de mémoire, de concentration, mais ces troubles peuvent aussi affecter le comportement ou les émotions.

Les troubles cognitifs peuvent affecter votre qualité de vie dans son ensemble, dont votre capacité de travailler ou d’effectuer vos activités quotidiennes.

Ces changements peuvent être très légers et disparaître quelques mois après les traitements, mais parfois, ils prennent plus de temps à diminuer ou disparaître.

On dit que l’activité physique telle que la marche, la natation et le jardinage peuvent nous aider à rester vif d’esprit. Le yoga et la méditation peuvent nous aider à relaxer.

Et on peut exercer notre concentration avec des casse-tête, mots-croisés, sudoku, etc.

Voici quelques commentaires de personnes qui doivent apprendre à vivre avec le TCAC.

« Pour ma part, le TCAC m’a beaucoup affecté lors de mon retour au travail, double vérification de tâches effectuées, tâches que je fais depuis des années pourtant, oublier les prénoms de collègues de travail qui ne sont pas dans mon environnement immédiat, ne plus pouvoir faire 2 tâches en même temps, sembler déborder par le travail. Mais après quelques mois de retour au travail, les effets s’améliorent, je prends moins de temps pour faire une tâche, j’oublie encore certains mots, mais de moins en moins et je me suis rendu compte que les prénoms de collègues que j’oublie sont ceux avec qui je n’ai jamais travaillé en étroite collaboration. Pour exercer ma mémoire, je fais des mots-croisés et j’ai commencé à faire de la courtepointe, ce qui me demande beaucoup de concentration. Avec le temps et de la patience, j’y arriverai, mais pour l’instant, j’essaie d’en rire et de prendre ça avec un grain de sel.»

« J’oubliais tout, incapable de me concentrer pour lire un livre, je devais tout écrire pour ne rien oublier. Tranquillement à force de prendre des notes et de me faire des listes, j’oubliais moins de choses. Mais ce que j’ai remarqué, quand je suis fatiguée, la concentration est plus difficile qu’avant. Je fais aussi du sudoku et je suis même rendue au niveau intermédiaire »

« Comme la plupart des personnes affectées par le brainfog, c’est la concentration et la mémoire qui ont été le plus touchées. Au début, je mettais tout sur le dos de la ménopause et de la fatigue dûmes aux traitements. Maintenant je sais que c’est un réel effet secondaire de la chimiothérapie et je m’en fais moins. Un jour à la fois et si j’oublie, et bien tant pis, la prochaine fois j’y penserai. Et ceux dans mon entourage trouvent que je leur pose souvent la même question et ne retient pas la réponse »

« Comme beaucoup de personnes, la mémoire et la concentration manquaient à l’appel. Avant de connaître le TCAC, je me demandais bien ce qui m’arrivait. Je pensais que je ne reviendrais jamais comme avant, j’étais même un peu découragée. Le temps passe, il y a une grande amélioration, mais ce n’est pas parfait. Et les émotions sont souvent en dents de scie face aux effets secondaires de tous ses traitements. On doit faire face à tellement de bouleversements émotifs en si peu de temps, qu’après quelques années on se dit « ok, c’était ça quand les gens me disaient, tu vas voir ça change une vie ». Il faut le vivre pour le comprendre ».

Présentement, un projet-pilote de 3 ans est en cours à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Subventionné par la Fondation du cancer du sein, l’objectif est de mettre sur pied et d’offrir un test de dépistage aux patientes atteintes du cancer du sein pour évaluer si elles sont touchées par le TCAC. Généralement, ses symptômes disparaissent en moins de 2 ans et 30% des survivantes en sont affectés, mais les sondages montrent que jusqu’à 75% des survivantes ont l’impression d’avoir le TCAC.

Donc, le mot d’ordre serait PATIENCE.

Lyette

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