COMMENT PEUT-ON AIDER DURANT LA MALADIE

Que ce soit pour une personne vivant seule, avec conjoint, avec des enfants, il y a plusieurs façons d’aider.

Au départ, faire sentir qu’on est présente par un petit mot, un encouragement. Il ne faut pas oublier que la personne qui apprend qu’elle a un cancer, vit un tsunami d’émotions dans les premières semaines. Elle réagit à sa manière et il faut la respecter dans ce qu’elle vit, même si ça va à l’encontre de notre pensée.

L’important, je crois, c’est de lui faire sentir qu’on est là pour elle, qu’elle n’est pas seule dans cette aventure, qu’il y aura toujours quelqu’un au bout du fil en cas de besoin.
On peut arriver, à l’improviste, avec un repas tout préparé ou venir préparer le repas à la maison. On peut faire un peu de lavage, du repassage, du ménage. Ramasser les feuilles dehors, couper le gazon. Aller faire l’épicerie, les commissions. Accompagner la personne pour une marche, une petite sortie, cinéma, théâtre, etc.

L’accompagnement lors des rendez-vous médicaux peut être important aussi. Si la personne vit seule, lui offrir notre soutien lors des visites chez le médecin, surtout au début, elle peut se sentir un peu perdue dans tout ce jargon médical. La soutenir pour apprendre les nouvelles, bonnes ou mauvaises. Et lorsqu’il y a présence de conjoint ou d’enfant, pour eux la vie continue, ils ne peuvent pas toujours s’absenter du travail ou de l’école. On peut offrir de prendre la relève lorsque c’est impossible pour eux de le faire.

On sait que cette aventure se vivra sur plusieurs mois, offrir de notre temps tout au long, pas seulement les premières semaines.

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Lors des traitements, l’accompagner pour lui tenir compagnie, lui changer les idées. Je me souviens à mon premier traitement de chimio, j’étais nerveuse, juste le mot chimio fait peur. Je me demandais bien ce que c’était pour faire à mon corps lors de l’injection. Avoir quelqu’un avec moi, jaser, m’a beaucoup rassurée.

Quelqu’un qui a de jeunes enfants, ça peut être de venir à l’heure du bain et de donner congé aux parents, lire l’histoire avant le dodo. Et même pour l’enfant, avoir quelqu’un qui vient s’occuper juste de lui, qui prend du temps pour lui. Amener l’enfant au parc, au cinéma, l’amener faire un peu de magasinage. Aller avec lui à son activité car pour eux, la vie doit continuer. Oui papa ou maman sont malades mais oui, ils ont le droit de continuer leurs activités sans se sentir coupables, continuer de rire, de s’amuser.

Il y a des personnes qui ne savent pas quoi dire, quoi faire, qui sont mal à l’aise, qui s’éloigne un peu le temps de nos traitements. C’est leur manière d’agir mais je savais très bien qu’elles étaient avec moi quand même.

Un appel téléphonique, un petit coucou par courriel fait toujours plaisir. Et si la réponse n’arrive pas rapidement, ne pas s’inquiéter. Tous les messages d’encouragement nous font un bien immense. On les lit tous, mais on ne répond pas nécessairement tout de suite. Il ne faut pas oublier qu’on vit beaucoup d’émotions en quelques mois, qu’on a des hauts et des bas et qu’on doit apprendre très vite à conjuguer avec tous ces changements. Et n’ayons pas peur de le dire, il y a des journées où on ne veut pas voir personne, mais ne nous en tenez pas rigueur, ça fait partie des « effets secondaires » du cancer.
Mais le plus important, JUSTE ETRE LA.

Lyette

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